Deux accouchements en 12 mois

 

 

C’est Stèphanie la magnifique maman de Raphael et de Martin qui partage avec nous son aventure incroyable!!! Deux accouchements en 12 mois et 19 jours…

Oui vous imaginez vivre deux accouchements en 12 mois , la même année ( ou presque): waouhhhh Quelle aventure!

Je connais Stéphanie depuis sa première grossesse car elle assiste aux cours de danse prénatale et de danse maman/bébé. Et c’est une battante. Une jeune femme plein de vie, dynamique, optimiste, volontaire …une boule d’énergie positive !!!

Elle a même assisté aux cours de maman/bébé avec Raphaël alors qu’elle était enceinte de Martin :)))))) Bien entendu, nous avons fait très attention.

C’est la première à s’être proposée pour raconter sur le blog son premier accouchement et aujourd’hui, je suis heureuse qu’elle partage avec nous son second récit :

 

Deux accouchements en 12 mois et 19 jours

 

Deux accouchements totalement différents, mais tout aussi beaux ! 
Oui, oui, vous avez bien lu, nos garçons, Raphaël et Martin, sont nés avec 12 mois et 19 jours d’écart.

 

Non, ce n’est pas un malheureux retour de couche, oui, c’était un choix, notre choix de couple et de parents d’avoir des enfants les plus rapprochés possible.

Raphaël, notre ainé, a donc tout juste 4 mois quand je tombe enceinte. Bonheur intégral de voir la nature nous offrir ce magnifique cadeau.

Sonia est une des premières personnes au courant, en effet, je dois adapter ma participation aux cours de danse maman/bébé 😉 

 

★ Pour partager vous aussi votre expérience de l’accouchement c’est par ici ! Cliquez ici

36 semaines plus tard, je rentre en Belgique où je dois accoucher. Les derniers rendez-vous sont programmés (échographie, gynéco, kiné pré natale) et très vite, on m’explique que le col est déjà court et qu’il va falloir me reposer un peu.

Mon mari est encore en région parisienne tenu par deux grosses semaines de boulot, je dois tout faire pour attendre son retour. J’annule donc la plupart des activités que j’avais prévues et me consacre à 100% à Raphaël et à la fin de ma grossesse. Malgré tout mes efforts, quelques épisodes de contractions m’inquiètent un peu… 

Samedi 18 mai

Samedi 18 mai, mon mari arrive à Bruxelles, j’ai tenu bon, bébé est toujours bien au chaud. Nous profitons du week-end pour sortir en amoureux, mais aussi pour terminer notre petit nid bruxellois. Le dimanche en fin de journée, après une longue balade dans un parc avec Raphaël, nouvelle vague de contractions, mais cette fois-ci, bien plus sereine de savoir mon époux à mes côtés, je laisse le travail commencer

Lundi 20 mai, 2h du matin

Lundi 20 mai, 2h du matin, les contractions s’accélèrent. Je commence par prendre un bain pour vérifier si c’est bien le travail qui a démarré. Le bain calme les contractions quelques instants, mais elles finissent par reprendre. J’appelle la maternité et nous convenons de rester encore quelques heures à la maison. Vers 4h, je réveille doucement l’heureux papa afin qu’il ait le temps de prendre sa douche et que nous terminions de préparer nos petites affaires (ne jamais presser un (futur) papa en pleine nuit !!!). A 5h30, nous sommes prêts à partir, ma maman veillera sur Raphaël demain matin. 

Lundi 20 mai, 6h

Lundi 20 mai, 6h, nous arrivons à la maternité, la sage-femme nous installe dans une chambre et lance un monitoring. Elle m’examine, je suis à 3 cm. Les contractions sont de plus en plus fortes, mais tout à fait supportables. Au bout d’une heure, elle revient et nous dit que le travail est bien en route, qu’elle a prévenu ma gynéco et ma kiné* et que nous devrions avoir rapidement notre fils dans les bras. Waouw, les choses sérieuses commencent ! Pendant que mon mari descend boire un café et envoyer quelques mails pour le boulot, je prépare les affaires du bébé et m’installe confortablement pour la suite du travail et l’accouchement**. 

Lundi 20 mai, 8h30

Lundi 20 mai, 8h30, plus aucune contraction, le calme plat… J’enfile mon jeans et préviens la sage-femme que je pars marcher dans les couloirs de la clinique et surtout monter et descendre les nombreux escaliers ! Nous prévoyons de faire un point une heure plus tard. À 9h30, mon mari et moi revenons vers le quartier des salles d’accouchement, nous croisons ma kiné qui m’indique qu’il est fort probable qu’on nous renvoie à la maison… Je n’en ai pas très envie, mais elle m’explique que ça activera bien plus les choses que de rester ici. De retour dans la chambre, la sage-femme vient m’examiner, elle et moi sommes certaines du verdict et sommes donc très surprises quand elle m’annonce avec un grand sourire que je suis à 6 cm et que je vais donc bien rester là !

Péridurale ou accouchement naturel ? 

Fière du constat d’être arrivée à 6 cm sans réelle douleur, je me pose la question de tenter un accouchement naturel. La maternité où j’accouche est super bien équipée, chaque chambre dispose d’un bain, d’un espalier, de ballons, etc.

J’en discute avec ma kiné, elle est tout à fait prête à m’accompagner dans ce choix, mais elle me rappelle que je n’y suis pas totalement préparée. Je choisi alors d’attendre encore 1h avant de demander ou non la péridurale. Durant ce temps, je continue à bouger, à danser, à mobiliser un maximum mon bassin pour faire descendre bébé. Les contractions s’intensifient, mais restent sous contrôle. Ma gynéco arrive, m’examine, je suis à 7 cm, le bébé est encore haut.

Elle décide de percer la poche, me montre le liquide amniotique bien clair, aucun risque de méconium avalé. Elle demande à la sage-femme de me faire une piqûre pour faire descendre bébé. À ce moment là, je demande la péridurale, car d’une part, j’ai peur de la douleur qui augmente petit à petit et d’autre part, c’était mon choix initial, réfléchi et discuté, je voulais rester en accord avec moi-même et mon premier ressenti. 

Lundi 20 mai, 11h30

Lundi 20 mai, 11h30, l’anesthésiste rentre dans la chambre pour me faire la péridurale. Il m’explique qu’il travaille avec la pompe manuelle et que je pourrai donc doser l’anesthésiant comme bon me semble.

Je suis encore plus heureuse de mon choix, car je suis à présent certaine que je pourrai tout sentir sans avoir mal. Quelques piqures plus tard (je répète que ça fait moins mal qu’une piqure chez le dentiste !), le bas de mon corps est en semi sommeil, mais je peux m’appuyer sur mes pieds et je ressens tout. 

Lundi 20 mai, 12h30

Lundi 20 mai, 12h30, la douleur s’intensifie, la sensation de noix de coco dans les fesses est bien là.

J’appelle la sage-femme, ma kiné et ma gynéco arrivent quelques minutes plus tard (ne se doutant pas que le travail allait tellement s’accélérer, elles étaient descendues chercher à manger !). On installe mes pieds dans les étriers pour commencer à pousser, cette position n’est imposée par personne, mais elle me convient parfaitement. Très rapidement, ma gynéco invite mon mari à venir près d’elle pour voir la tête du bébé.

Dans un premier temps, il refuse gentiment, mais il terminera par la rejoindre. En parallèle, ma kiné me propose de me tenir un miroir pour que je puisse également suivre l’évolution de la naissance de notre fils. J’avoue avoir regardé deux, trois fois entre les poussées et m’être demandé comment cette grosse tête allait pouvoir passer ! Voir ma gynéco relaxer mon col en le massant me perturbait.

Bref, j’ai préféré fermer les yeux et me concentrer sur ma partie du travail. Quelques poussées plus tard, la tête et les épaules de notre bébé étaient passées et ma gynéco invitait mon mari à venir prendre le bébé et à le sortir littéralement de mon corps. Après un quart de seconde d’hésitation, j’ai vu les mains de mon mari prendre notre enfant, les miennes ont rejoint le mouvement et à quatre mains, nous l’avons déposer sur mon ventre. Sans aucun doute l’un des plus merveilleux souvenirs de notre vie de couple.  

Lundi 20 mai, 13h

Lundi 20 mai, 13h, nous faisons connaissance avec notre fils. Très rapidement, nous choisissons son prénom dans notre short list, il s’appellera Martin. La gynéco, la kiné et la sage-femme continuent leur travail autour de nous, nous sommes sur un petit nuage. J’expulse le placenta, la gynéco recoud ma déchirure, la sage-femme nous prend en photos, la kiné nous félicite, Martin commence sa tétée d’accueil. Nous sommes entourés de tant d’affection et de bienveillance.

Lundi 20 mai, 16h

Lundi 20 mai, 16h. Nous sommes installés dans notre chambre à la maternité. Nous avons prévenu nos proches, nous mangeons un petit encas, je prends une bonne douche et nous nous apprêtons à accueillir notre ainé. Du haut de ses 12 mois et 19 jours, Raphaël est devenu grand frère, notre bébé devient tout à coup très grand. Aucune jalousie, déjà beaucoup d’amour. Nous voilà une famille de quatre personnes. Une nouvelle vie commence. 

Ce second accouchement sera sans doute le dernier, nous n’aurons sans doute jamais de 3e enfant. Aujourd’hui, Martin a 8 semaines, c’est un bébé super calme. Nourri au biberon depuis la naissance, il a vite trouvé son rythme et passe ses nuits depuis 3 semaines.

Je me suis rapidement remise de l’accouchement même si la cicatrice a tiraillé quelques jours et que mon bassin bouge encore régulièrement. Je suis partagée entre la nostalgie de ma grossesse si joyeuse, de ce si bel accouchement et le bonheur de toutes ces premières fois qui arrivent. 

Le mot de Steph

À vous, futures mamans, je souhaite de vivre une aussi belle journée tout en me permettant de vous rappeler que chaque accouchement reste une aventure pleine de surprises. Avoir un projet de naissance permet de vous préparer à l’accouchement dont vous rêvez et de partager vos choix avec l’équipe qui vous accompagnera, mais il est important de rester ouvert aux décisions qui devraient être prises par les professionnels en cas de nécessité.

Être préparée à toutes les possibilités vous permettra de vivre sereinement la naissance de votre enfant dans une joie immense sans la moindre déception. Car finalement, avec ou sans douleur, naturel ou déclenché, par voie basse ou par césarienne, avec ventouse, forceps ou rien du tout, la naissance de votre enfant restera l’un des plus beaux moments de votre vie.

J’ai vécu deux accouchements en 12 mois et 19 jours… Deux accouchements totalement différents, mais tout aussi beaux

* en Belgique, la préparation à l’accouchement se fait principalement avec des kinés qui peuvent être présents le jour J

** en Belgique toujours, la salle de travail et la salle d’accouchement ne sont qu’une seule et même chambre

 

Pour lire le 1er témoignage de Stéphanie qui a adoré son accouchement , c’est par ici

Découvrez comment Anaïs a accouché de façon physiologique

Une belle grossesse et un bel accouchement pour Hélène. A lire ici

Une césarienne pour Noël : le récit de Mathilde

Il était une fois un bébé par Lydia

Le mot de la fin

Un immense merci à Stéphanie et sa jolie famille pour ce précieux partage. Deux accouchements en 12 mois !!!!

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Vous avez aimé cet article ou vous voulez partager votre expérience , donner votre avis : c’est à vous dans les commentaires juste en dessous.

Prenez soin de vous les mamans qui se bougent,

A bientôt

SONIA ☆☆☆

crédit photos : Jean-françois Chapuis
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