Témoignage n°4 : Une césarienne pour Noël

Mathilde est la sublime maman du petit Basile. Pendant sa grossesse, elle a pratiqué la danse prénatale et vous raconte comment ici. Aujourd’hui, elle poursuit son lien dansé avec les cours de danse maman-bébé. Elle va vous raconter au travers de son Témoignage , comment elle a vécu une césarienne pour Noël.

 

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Quand je lui ai demandé si elle souhaitait témoigné de son accouchement afin de partager son expérience avec les futures mamans, mamans et tous ceux qui sont intéressés par la périnatalité , elle a immédiatement acceptée.

Bébé en siège

 

Je voudrais partager avec vous mon accouchement en cesarienne programmée. Je tiens à travers mon histoire à vous faire part des anecdotes qui m’ont apporté et m’apportent encore beaucoup de bonnes ondes aujourd’hui suite aux complications que j’ai pu rencontrer.  

 

Mon bébé qui était tête en bas et prêt à montrer le bout de son nez au 5e mois de grossesse, a finalement fait le chemin inverse à 5 ou 6 semaines du terme. On ne saura jamais vraiment pourquoi. On m’a expliqué que parfois les bébés qui font ça se protègent, d’un accouchement prématuré ou cherchent à avoir plus de place. J’aime bien l’idée. Dans mon cas, je pense que le bébé n’avait pas suffisamment de place, j’ai une cage thoracique petite, semble-t-il et ce n’est une fois en siège complet et en diagonale qu’il ….s’est épanoui et que mon ventre a bien poussé.

 

 


Comment retourner bébé?

 

Avant d’en arriver à la césarienne, nous avons essayé différentes solutions pour retourner bébé : de l’acupuncture en passant par les positions naturelles et par la Version par Manoeuvre Externe (VME) rien n’a changé. Bébé était bien installé, la tête sous mes côtes à droite.  

 

Le bassin

 

Nous avons alors réalisé un scanner du bassin afin de voir si je pouvais malgré tout avoir un accouchement par voie basse avec un bébé en siège. C’est quelques chose de complètement possible. Malheureusement, même si mon bébé était de poids normal, mon bassin était trop juste pour tenter un accouchement par voie basse.  

 

Une césarienne pour Noël

 

La césarienne a donc été programmée à 39 SA +1  et cette année, j’ai annoncé à mes proches la naissance de mon fils le 24 Décembre en même temps que je leur souhaitais un joyeux Noel.

 

A la maternité

 

 

Mon conjoint et moi étions convoqués à la maternité le lundi 24 décembre à 7h. La veille et le matin même j’avais pour consigne de prendre une douche à la bétadine, des pieds jusqu’au bout des cheveux. C’est assez spécial…voir pas très chouette !!

 

Nous avions décidé de ne pas informer notre entourage de la césarienne et de la date car nous voulions conserver la surprise en annonçant la naissance. Nous n’avions pas le suspens de la date ni la crainte de la valise de maternité non terminée, alors garder cette petite surprise nous semblait juste et nous voulions vivre cette naissance rien que pour nous.

 

Une fois installés dans la chambre, une sage femme est venue pour me donner un premier médicament et nous expliquer qu’un brancardier aller venir nous chercher pour nous descendre au situé en salle de naissance.

 

Ce dernier est arrivé vers 8h45. Il nous a conduit à l’entrée du bloc où nous attendait une armée de personne du corps médical. Je crois qu’en 7 minutes, 4 ou 5 personnes se sont présentées : anesthésiste, médecin, sage femme, puéricultrice… et j’en passe, je ne me souviens pas de tout le monde.

Dernière échographie 

C’est dans ce couloir qu’ils ont fait la dernière échographie afin de vérifier que notre petit garçon était toujours en siège et de confirmer la césarienne. Puis ils nous ont demandé quel serait le prénom du bébé pour préparer ses bracelets. C’était la première fois qu’on révélait ce secret, les choses devenaient réelles.

 

Il m’ont ensuite emmené seule au bloc pour me préparer et le papa est allé se préparer de son côté.

 

La rachianesthésie

Le plus long a été la préparation. Je ne me souviens pas de tout, simplement de l’anesthésiste qui a posé la perfusion puis expliquer comment aller se passer la rachianesthésie. Je devais faire le dos rond malgré mon joli bidon, j’ai eu une première piqûre dans le bas du dos. Elle a pour but d’endormir la zone avant de faire la rachianesthésie. J’ai senti un petit pincement et je leur ai demandé : « c’est donc la prochaine qui va faire mal ?». Ils ont confirmé, puis après quelques minutes, ils ont piqué. Quand ils m’ont dit ça y’est, je pensais qu’ils allaient piqué mais en réalité c’était déjà fait. Je devais juste m’allonger rapidement.

 

Ils ont monté les grands draps vert ou bleu pour qu’on ne voit pas l’opération.

 

 

Mon amoureux a ensuite fait son entrée vêtu d’un costume vert à la Grey’s Anatomie et il a lancé un « je vous plais ? Je suis beau goss ? » qui m’a évidemment fait rire à ce moment où tout devenait très sérieux. C’était important cette touche d’humour à cet instant.  

 

Les choses ont ensuite commencé rapidement. Je me souviens qu’on se tenait la main et qu’on se regardait dans les yeux. Il y avait beaucoup d’amour. Même dans un bloc opératoire.  

La naissance

L’anesthésiste nous a dit que nous allions entendre une aspiration, puis le bébé serait là. Nous nous sommes dit « Déjà » … On a entendu l’aspiration puis tout de suite, nous avons entendu le bébé. Il était 10h43, Basile pleurait. Nous on se regardait avec les petites larmes qui montaient discrètement dans nos yeux et Basile est arrivé sur notre gauche. Je garde l’image d’un beau petit père tout potelé. Ils l’ont posé sur ma peau, il s’est arrêté de pleurer, le temps pour moi de sentir sa peau toute douce, son odeur et de lui faire un bisou puis le papa et lui sont partis pour faire les premiers soins dans une pièce plus chaude.  

 

 

Je restais en salle d’opération le temps de refermer. L’anesthésiste faisait des aller-retours pour me donner les informations de poids et de taille de Basile. Je planais ! De bonheur et non grâce à l’anesthésie. L’anesthésiste m’a dit que j’avais l’air très heureuse, que ça se lisait sur mon visage. Je confirme. Je souriais bêtement. Tout d’un coup j’étais bien plus détendue.

 

45 minutes plus tard que je retrouvais mon amoureux avec notre fils dans les bras en salle de réveil. Nous avons prévenu nos parents qui trépignaient, il était presque midi. On admirait notre merveille lorsque les médecins sont revenus pour surveiller les choses. Je saignais beaucoup, et ils ont décidé de faire un pansement compressif. Il fallait attendre 2 heures pour voir comment les choses évoluaient.

 

Retour au bloc

 

A 14h40, la décision a été prise de retourner au bloc car je faisais une hémorragie. Il a fallu cette fois-ci faire une anesthésie générale car la rachis-anesthésie ne faisait plus effet et ils ne pouvaient pas piquer une seconde fois. Croyez-moi, je préférais ne pas entendre ce qu’il se passait au bloc.

 

L’avantage d’être les seuls au bloc à Noël, est qu’en 30 minutes à peine j’étais de nouveau sur la table d’opération et anesthésiée.

 

Je me suis réveillée vers 17h ou 17h30. Tout était rentré dans l’ordre. Nous avons regagné la chambre tous les 3 vers 20h. J’étais épuisée mais fière avec mon bébé dans les bras.

 

Suite de couches

 

 

Les premiers jours se passaient bien. Nous prenions nos marques à 3. De retour à la maison, la sage femme est venue retirer les agrafes le 2 janvier. Ce soir là, nous sommes allés aux urgences de la maternité car ma cicatrice s’était ouverte sur 2 centimètres. J’avais une désunion de cicatrice et un mélange de liquide et de sang s’écoulait. C’est assez impressionnant lorsqu’on ne travaille pas dans le secteur de la santé mais ce n’est pas si grave. J’ai eu droit à des soins quotidiens pratiqués à domicile par une infirmière jusqu’à cicatrisation. Cela a duré un mois.

 

La récupération

 

La récupération a été plus longue pour moi, et je voudrais surtout vous donner mon état d’esprit aujourd’hui.

 

Certaines douleurs sont encore là, elles sont normales et inhérentes à toute césarienne, complications ou non. Je crois qu’on oublie qu’une césarienne reste une opération lourde. Quand j’ai annoncé à mes proches la naissance et la césarienne cela ne les interpellait pas.

 

J’espère sincèrement qu’à me lire vous ne serez pas encore plus frileuse de l’accouchement par césarienne si vous devez passer par là. La rencontre avec notre fils était belle et les complications que j’ai eu, restent rare.

 

Notre bébé

 

Aujourd’hui, Basile a bientôt 6 mois, c’est un bébé éveillé, souriant et causant. Alors, il est très souvent rieur et il semble qu’il ait une belle motricité. On m’a dit que s’il est comme ça c’est que la maman doit sourire, rire et se sentir bien.

C’est bête, mais ça m’a fait un bien fou le jour où on me l’a dit. Je crois que j’ai pris un instant pour me souvenir de tout ça et j’ai regardé mon fils. Oui, je me sens bien.

Dans un monde idéal, je rêvais d’un accouchement classique et si possible sans péridurale tout en expliquant que mon projet de naissance était de me préparer à tous les cas de figures : avec ou sans péridurale, long ou rapide, voir même une césarienne, voir même une césarienne d’urgence. Alors je n’ai pas eu la surprise du travail qui commence, j’ai le sentiment de ne pas avoir fait l’effort de mettre au monde mon enfant, et j’ai une belle cicatrice. Oui, mais j’ai un bébé merveilleux, mon/notre bébé merveilleux et si je devais revivre tout ça à l’identique, je le referais sans hésiter.

 

La cicatrice

 

La cicatrice. C’est un élément qu’il faut accepter. Il faut s’habituer, se l’approprier. J’ai lu quelque part qu’il faut trouver des solutions pour finir par l’apprécier. Après tout cette cicatrice est la marque, le signe, que Basile est entré dans notre vie.

 

 

 

Merci infiniment Mathilde et Basile pour ce précieux témoignage. Si vous avez aimé , n’hésitez pas à partager , liker et en parler autour de vous.

 

Je voue un immense respect à toutes les mamans du monde : nous sommes des warriors

 

Pour lire le témoignage de Stéphanie qui a adoré son accouchement , c’est par ici

Découvrez comment Anaïs a accouché de façon physiologique

Une belle grossesse et un bel accouchement pour Hélène. A lire ici

Le mot de la fin

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Prenez soin de vous les mamans qui se bougent,

A bientôt

Sonia ☆☆☆

crédit photos : Jean-françois Chapuis
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5 commentaires sur “Témoignage n°4 : Une césarienne pour Noël

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