Témoignage Marie

TEMOIGNAGE  MARIE

J’ai toujours aimé danser, depuis toute petite. Je n’ai pas décidé d’aimer la danse, ce n’était pas un choix mais une évidence. D’aussi loin que je m’en souvienne, à la première note, mon corps ressent le besoin de bouger en rythme... que ce soit au moyen d’un déhanché, d’un claquement de doigt, d’un simple murmure, d’un hochement de tête ou même d’un tapotement presque imperceptible de la pointe du pied.

 

A bien y réfléchir, il me semble que, me concernant, danser est instinctif.

 

Je n’ai pas pour autant toujours été à l’aise sur une piste de danse, loin de là !

Et la grossesse n’a pas amélioré ma confiance en moi sur ce point… Peut-être parce que la vision que j’avais de la femme enceinte, sous le prisme de ses petites contrariétés, n’était pas celle de la grâce incarnée ! Inutile de préciser que notre petit passager, non content de chambouler notre ligne corporelle, modifie au plus profond de notre être, notre perception du mouvement en affectant nos sensations, notre centre de gravité et de manière évidente, notre équilibre ... Bref, plus de chance de ressembler à un éléphanteau qui s’essaie au fox trot qu’à Marie-Agnès Gillot !

Alors, danser enceinte, JA-MAIS je n’aurais pu avoir cette idée qui me paraissait saugrenue !!!

En réalité, je suis arrivée dans le cours de Sonia tout à fait par hasard, ou plutôt par un enchainement de circonstances « bienheureuses ».

Maman d’un grand garçon de 10 ans et mam’ange d’une petite fée des étoiles qui aurait dû souffler ses 7 bougies, je m’étais résignée, à l’âge de 37 ans et après un parcours de PMA long et difficile, à ne plus avoir la chance de porter la vie.

Vous imaginez dès lors, l’effet qu’eu l’annonce de l’existence de ma petite passagère « clandestine » à 12 sa… Une grossesse miracle certes, mais délicate, compte tenu de mon passé, tant physique que psychologique.

C’est dans ce contexte que j’ai donc décidé de « tenter » le cours de danse prénatale. C’est là que Sonia fit irruption dans ma vie…

Je peux maintenant avouer que je me suis rendue au premier cours sans aucune conviction. Et pourtant… dès les premières minutes, Sonia, lumineuse, à la fois douce et pétillante, cherche à nous mettre à l’aise tant physiquement (oui oui difficile de se sentir à l’aise quand on ne maîtrise plus son corps) que psychologiquement. C’est ainsi que je découvre que, sous couvert de vouloir nous proposer « un moment rien que pour nous », Sonia nous permet, en réalité, de nous sentir « juste » bien dans notre corps et notre esprit.

 

Avec une sincère bienveillance, Sonia commence par prendre le temps d’interroger chacune sur son ressenti quant à sa grossesse en général et ses besoins au moment où débute le cours ; et il ne lui faudra pas plus de deux semaines pour se souvenir du moindre détail évoqué…

 

S’en suit un échauffement tout en douceur (et en musique bien entendu !) qui nous permet de « re »-prendre conscience de son corps, de se « re »-connecter avec sa féminité, de se sentir simplement « soi ». En un rien de temps, notre esprit s’échappe, les tracas du quotidien et les contrariétés de la grossesse s’estompent.

Le meilleur reste à venir.

Petit à petit, Sonia introduit avec délicatesse entre deux étirements (en variant les postures de la position assise et allongée jusqu’à se retrouver debout), quelques petits pas de danse ; sans s’en rendre réellement compte, nous nous retrouvons alignées devant la glace sur le rythme d’une musique que notre professeur a choisi avec soin. Et en un clin d’œil, la magie opère… toutes les mamans, sourire aux lèvres, petits et gros bidons, jeunes et moins jeunes, rondes et filiformes, timides et audacieuses s’essaient à la chorégraphie imaginée pour nous.

 

Sans gêne, sans honte, sans jugement… tout simplement avec bienveillance dans l’idée de partager un réel moment de convivialité.

 

Vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis avoir gardé contact avec la plupart des futures mamans dont certaines sont désormais de véritables amies.

Au-delà du bien-être émotionnel procuré sur l’instant, la danse a eu un effet bénéfique durable sur mon esprit et mon corps ; mon mal de dos (lié en grande partie aux nombreuses cicatrices tant physiques que psychologiques dues à mon deuxième accouchement) s’est peu à peu estompé me permettant de retrouver une réelle vivacité et tonicité.

Mieux encore, j’ai « ré »-appris à avoir confiance en moi, à me sentir valorisée… à tel point que je n’avais qu’une hâte, arriver au prochain cours !

Mais la communication ne se faisait pas qu’avec les autres « mum to be ». Danser avec Sonia m’a appris à établir un véritable lien avec mon bébé.

Ce petit être, auquel j’avais du mal à m’attacher de peur de le perdre, pour qui je doutais de ma capacité à le protéger comme si je craignais que mon pire cauchemar ne se reproduise, semblait, à travers le balancement de mon corps sur la musique, vouloir participer à ce véritable moment de bien-être. Je réussissais enfin à me convaincre que mon corps n’était pas mon ennemi puisqu’il pouvait ressentir et donner la vie…J e parvenais (enfin …) à trouver l’apaisement.

 

Si l’idée de danser enceinte m’avait paru étrange, voire contradictoire, celle de revenir avec ma fille fut une réelle évidence ; là encore tout était fait pour que mamans et bébés se sentent à l’aise… et ça marche !

 

Pas de pleurs (hormis la faim pouvant légitiment saisir certains nouveau-nés) mais des regards intéressés, voire amusés, des sourires pour certains, voire des babillements et des applaudissements pour les plus grands. D’autres s’endormiront… dans le calme mais toujours en musique. Là encore la différence d’âge entre les enfants ne pose aucune difficulté mais apporte, au contraire, une diversité enrichissante ; chacun, à son niveau de développement participe à la séance, échange avec sa maman et/ou son voisin.  Pour ma part, je peux témoigner des immenses bienfaits sur ma petite Cassandre qui fit ses premières nuits à la suite de nos cours de danse « maman-bébé ».

Encore aujourd’hui, notre rituel du soir se termine toujours en berceuse que je fredonne plus ou moins justement mais toujours en la faisant danser dans mes bras. J’ai également d’agréables pensées quand je la regarde (sans jamais me lasser), se dandiner à 9 mois passés, à la moindre mélodie (même du robot permettant de mixer ses petits pots ????), tenter de sortir des sons que mon cœur de maman qualifierait de chansons, créer des notes de musiques au moyen d’un bâton et d’une bouteille en plastique vide (le talent se contente de peu).

Chaque pas effectué avec mes deux amours me connecte aussi à ma douce Chloé. J’ai « re » -découvert que la musique, en nous rendant plus léger, permettait à notre esprit, un instant, de se déconnecter du réel et de s’échapper. A défaut de pouvoir la sentir dans mes bras, la couvrir de mon amour, je la porte dans mon cœur et sens sa présence à chaque instant de bonheur partagé avec ses frères et sœur… comme j’aime à le dire, nous avons une véritable chance car nous avons notre ange rien qu’à nous… qui veille sur nous.

Et je ne vous parle pas de mon grand bonhomme qui, « incrusté » lors de mes dernières séances avec l’accord bienveillant de ma chère Sonia, passe depuis lors, ses journées à chanter tout le répertoire français (de Charles Aznavour, à Johnny Hallyday en passant par Céline Dion, Mathieu Chedid, Jane, Michel Berger, Joe Dassin, Eddy Mitchell ou Michel Polnareff…) tout en inventant des chorégraphie parfois surprenantes…

Grâce à la danse prénatale, la musique et la danse se sont invitées à la maison pour notre plus grand plaisir… Nous sommes sur le point de convaincre le papa (enfin !) jusqu’ici réticent au moindre mouvement en musique.

J’ai pu vivre, jusqu’au bout et presque sereinement, une grossesse annoncée (compte tenu de mon passé) comme « pathologique » et à risque. La meilleure preuve de tous ses bienfaits reste le sourire rayonnant et la joie de vivre perpétuelle que ma petite puce affiche au quotidien.

C’est cet ensemble de circonstances et de petits riens (qui font que la vie peut être douce) qui me permettent aujourd’hui d’affirmer que la rencontre avec Sonia et la danse prénatale a été magique et que nous avons, il me semble, cette relation que je qualifierais de merveilleusement « spéciale ».

Danser libère bien le corps et l’esprit mais dans mon cas, elle a aussi libéré mon âme…

 

Marie

 

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